• Ce soir nous saurons qui sera le président de ces cinq prochaines années.

     

    Soit l'actuel président reconduit, soit le candidat qui se présente contre lui sera élu.

     

    Nous verrons bien quel sera le choix d'une majorité de français.

     

    La majorité est toujours délicate parce que parfois très peu au-dessus.

     

    Ce soir à 20 heures pile, nous aurons la réponse des urnes.

     

    Déjà à 8 heures pile ce matin, plusieurs personnes étaient là.

     

    Apparemment, les français ont l'air de s'être mobilisés chacun pour son camp.

     

    A mon humble avis, il y aura peu d'abstention.

     

    A ce soir vingt heures pour connaître le président de la république française élu.

     

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    A ce soir pour les résultats 


     

    BON DIMANCHE


     

    L Y D I A


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  • En ce temps-là, les écrivains faisaient un courrier énorme en plus de leurs poèmes ou romans.

     

    Victor Hugo n'a pas échappé à cette coutume.

     

    L'une d'elle à sa mère :

     

    à madame la comtesse Hugo, à Thionville. 
    23 mai 1814.
    Ma chère maman,
    depuis ton départ tout le monde s’ennuie ici. Nous
    allons très souvent chez M Foucher, ainsi que tu
    nous l’as recommandé. Il nous a proposé de suivre
    les leçons qu’on donne à son fils ; nous l’avons
    remercié. Nous travaillons tous les matins le latin
    et les mathématiques. Une lettre cachetée de noir
    et adressée à Abel est arrivée le soir de ton
    départ. M Foucher vous la fera passer. Il a eu la
    bonté de nous mener au muséum.
    Reviens bien vite. Sans toi nous ne savons que dire
    et que faire, nous sommes tout embarrassés. Nous
    ne cessons de penser à toi. Maman ! Maman !
    Ton fils respectueux.
    Victor.


    Ces deux-là à d'autres personnes :

    à Madame Martin.
    21 mai 1817.
    Madame,
    vous nous permettrez de vous rappeler que nous
    sommes sans argent depuis le 1er. Comme nos besoins
    sont toujours les mêmes, nous avons été contraints
    d’emprunter. Nous vous prions en conséquence de
    nous faire passer les 6 francs qui nous reviennent,
    savoir : 3 francs pour le 1er mai et 3 francs pour
    le 15, de nous envoyer un perruquier et de parler à
    Mme Dejarrier pour nos chaussures et les chapeaux.
    Daignez, madame, agréer l’assurance des sentiments
    d’estime et d’affection que vous méritez de notre
    part.
    Vos très humbles et très obéissants serviteurs,
    V Hugo, E Hugo.



    à Monsieur Raynouard,
    secrétaire perpétuel de l’académie française.
    Paris, le 31 août 1817.
    Monsieur,
    retenu par une légère indisposition, je ne puis avoir
    l’honneur d’aller moi-même vous témoigner ma
    reconnaissance de la faveur que l’académie française
    a daigné me faire en accordant une mention honorable
    à la pièce n.15 dont je suis l’auteur. Ayant appris
    que vous aviez élevé des doutes sur mon âge, je prends
    la liberté de vous remettre cy-inclus mon acte de
    naissance. Il vous prouvera que ce vers
    moi, qui...
    de trois lustres à peine ai vu finir le cours
    n’est point une fiction poétique.
    S’il était encore temps de faire insérer mon nom
    dans votre rapport imprimé par ordre de l’académie,
    ce serait augmenter infiniment la reconnaissance que
    je vous dois, et dont je vous prie d’agréer la preuve
    dans cette langue que vos encouragements me rendent
    si chère et qui doit, à tant de titres, vous l’être
    bien davantage encore.
    J’espère de votre bonté, monsieur, que vous voudrez
    bien, après en avoir pris connaissance, me renvoyer
    mon acte de naissance rue des petits-Augustins, n.18.
    Je vous prie d’agréer l’assurance du profond respect
    avec lequel j’ai l’honneur d’être, monsieur,
    votre très humble et très obéissant serviteur,
    Victor-Marie Hugo.

    J'aime ces lettres d'une autre époque. Cela change d'avec les SMS d'aujourd'hui,
    de style télégraphique et écrits en phonétique.

    Celles-ci écrites à leur père (des deux frères) :

    au général Hugo.
    20 juillet 1818.
    La situation où nous nous trouvons semble ne nous
    laisser le choix qu’entre deux états, la médecine et
    le droit. Nous aurions songé au premier pour l’un de
    nous deux, mais la difficulté de se faire connaître
    dans une carrière épineuse, et surtout la longueur
    des études (il ne faut pas moins de 7 ans pour être
    reçu dans cette faculté) nous en ont promptement
    détournés, par la pensée que nous resterions encore
    trop longtemps à ta charge.
    Le même inconvénient n’existe pas dans le droit.
    Trois années d’études suffisent, en sorte que si tu
    avais pu obtempérer à nos désirs quand nous t’en
    avons parlé pour la première fois il y a deux ans,
    nous ne serions peut-être plus un fardeau pour toi.
    Nous avons considéré en outre que la connaissance
    du droit était indispensable pour être admis aux
    emplois de l’administration militaire et à la plupart
    des charges de l’administration civile ; si d’ailleurs
    nous nous trouvions tous les deux dans le cas
    d’embrasser la carrière du barreau, ce n’est pas
    dans une ville comme Paris que deux avocats
    pourraient se nuire.
    Quant aux arrangements relatifs au pensionnat, tu sais
    bien, mon cher papa, qu’il n’est plus possible que
    nous restions chez M. Decotte, maintenant que nos
    études sont finies. Nous te proposons de nous donner
    800 francs à chacun pour nos dépenses. Nous voudrions
    te demander moins, mais tu sentiras que cela nous
    est impossible, si tu considères que tu nous donnes
    déjà 300 francs pour notre entretien, et qu’avec
    500 francs de plus nous ne pourrons, sans la plus
    stricte économie, subvenir aux frais de notre
    nourriture, à l’achat de nos livres, au paiement de
    nos inscriptions et diplômes, etc.



    au général Hugo.
    20 août 1818.
    ... tu sens qu’en sortant du pensionnat nous nous
    trouverons dénués de tout, même de lits, si l’on ne
    nous remet pas absolument tous les effets que nous
    avons chez M. Decotte ; nous te supplions donc de
    lui écrire pour que vers le 10 septembre, tout notre
    mobilier, qui nous est actuellement si nécessaire,
    se trouve à notre disposition.
    Nous allons commencer notre droit : sois sûr, mon
    cher papa, que dans tous les temps nous nous ferons
    une étude de mériter ta satisfaction par nos travaux
    et notre conduite. Cette année même ce n’est pas sans
    quelque honneur que nous avons terminé nos cours ;
    nous ne doutons pas du plaisir que tu éprouveras en
    apprenant que nous avons obtenu des accessits dans
    nos classes et au grand concours des quatre
    collèges.

    J'espère ne pas vous ennuyer de ces lettres qui me plaisent bien à moi.

    lettres empruntées au site : http://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_de_Victor_Hugo/Tome_I/8



    L Y D I A







     

     

     




    15 commentaires
  • Voici l'enregistrement de "l'hymne à l'amour" chanté par Gilbert Montagné

    profitez-en bien, c'est un pur bonheur :

     

     

    A bientôt,

     

    L Y D I A


    17 commentaires
  • C'était hier l'anniversaire de John LENNON. Il aurait eu 70 ans s'il avait vécu.

    Malheureusement, il a été poignardé pour rien. Par un fou qui ne savait pas ce qu'il faisait.

    Ici c'est Sean, le fils,
    Une ressemblance ?
    Aliette-Lydia vous souhaite un bon dimanche !

    22 commentaires
  • Le secret : Qu’est-ce qu’un secret ?

     

    Le secret est une information étonnante, un projet, un état que l’on veut garder pour soi ou, au moins, que l’on veut éviter d’ébruiter. Or, justement, c’est difficile de garder un secret pour soi. Dès que l’on est en possession de quelque chose d’important, que l’on est seul à connaître, on est tenté de le divulguer à une personne, au moins une.

     

    Le problème c’est que l’on ne sait pas alors qu’à partir de ce moment-là, ce n’est plus un secret. Car l’important pour un secret, c’est qu’il soit détenu par le moins de gens possibles. Une personne, c’est idéal voire même une nécessité. Plus n’est pas possible car alors il ne s’agit plus d’un secret mais d’une information. Supposons qu’on le confie à quelqu’un.

     

    1ère hypothèse : Cette personne, même si elle le garde pour elle, ce qui est une bonne chose, va y penser, et ainsi changera la destination de ce secret. Mais ce ne sera pas trop grave encore si elle le garde, ce qui est rare.

     

    2ème hypothèse : Cette personne ne le gardera pas pour elle et le confiera à une autre personne à qui elle dira : « Je vais te confier un secret mais surtout n’en parle à personne. » Il se peut qu’elle ajoute : « Il faut que cela reste entre nous, c’est très important. »

     

    Il faut savoir qu’à partir du moment où l’on a confié quelque chose à quelqu’un, on n’en est plus maître et cela ne restera en aucun cas « entre soi. » On a ouvert une porte et le secret se mettra alors à courir la campagne. On n’y peut rien, la nature humaine est faite ainsi. Peu de gens peuvent se taire. Du moment que l’on a lâché son secret ou celui de quelqu’un qui nous l’a confié, on ne peut plus le reprendre, c’est fini. On ne peut  que regretter d’avoir trop parlé.

    En fait, la parole est difficile à tenir et l’on a l’impression d’avoir une amie si on lui a confié ce qui nous tenait à cœur. Et l’on se trompe car on sera trompé.

     

    Le secret est comme un boulet, lourd à tirer, quand cela devient trop difficile, on le dépose dans des oreilles plus ou moins discrètes. Et ainsi de suite, chaque personne qui aura reçu une confidence n’aura de cesse de la déposer dans d’autres oreilles jusqu’à ce qu’elle fasse le tour du village, puis de la ville, puis du monde entier. On peut dire alors : « Le secret de mon cabinet que tout le monde connaît. » Il faut dire aussi qu’il y a peu de l’oreille à la bouche…

     

    Il est donc difficile de garder un secret. C’est ainsi que l’on peut dire aussi : « C’est un secret de polichinelle. » Cela veut dire un secret connu de tous et par tout le monde. Pire, ce que l’on a dit au début s’est déformé à force de passer de bouche à oreilles. Certains ou certaines n’ont pas bien compris et le répète différemment de ce qu’il lui a été confié. Pour finir, il arrive complètement déformé et n’a plus aucune ressemblance avec ce qu’il était au départ. Il a grossi, est devenu hideux. Quand ce secret reviendra aux oreilles de la première qui l’a confié  elle sera incapable de le reconnaître tant il aura été déformé, tant il sera sali, il sera alors devenu inutilisable.

    Question : Peut-on garder un secret pour soi, le sien ou celui d’une confidente ? Difficile de répondre. Souvent on s’en décharge et c’est fini.

     

    En conclusion : Existe-t-il des secrets détenus par une seule personne ? Peu en vérité. Par contre il existe des secrets de famille, détenus par un groupe familial ou le secret des « francs-maçons » dont rien ne doit transpirer. Mais là c’est un groupe qui détient le secret et à plusieurs c’est déjà un peu moins lourd.



                                                             
                                                      Lydia CHAMARIE

     


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